Culture : Max Pande lance officiellement la 9ᵉ édition de la Biennale de Lubumbashi
Par Jean-Robert DJEMA5 min de lecture

La 9ᵉ édition de la Biennale de Lubumbashi a été officiellement lancée ce jeudi 15 octobre à l’Institut des beaux-arts de Lubumbashi par le ministre provincial de la Culture et des Arts, Max Pande, agissant au nom du gouverneur du Haut-Katanga. Cette nouvelle édition, placée sous le thème « KURIA BULONGO », réunit des artistes congolais et internationaux autour de la création contemporaine et des réflexions sur la terre, l’extractivisme et la restitution.
La cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence de plusieurs personnalités diplomatiques et culturelles, notamment les consuls de Belgique et d’Afrique du Sud, le directeur de l’Institut français de Lubumbashi ainsi que la directrice de la Délégation générale Wallonie-Bruxelles à Lubumbashi.
Prenant la parole au nom du gouverneur du Haut-Katanga, le ministre Max Pande a officiellement donné le coup d’envoi de cette neuvième édition. Il a, à cette occasion, exprimé sa reconnaissance au Centre d’art Picha pour son engagement en faveur de la promotion de la culture et des arts.
Depuis sa création en 2008, le Centre d’art Picha s’est progressivement affirmé comme un acteur de référence dans le paysage culturel de Lubumbashi, en contribuant à la valorisation des artistes et au développement des initiatives artistiques contemporaines.
À travers l’organisation de la Biennale, cette structure poursuit son travail de mise en relation des créateurs, des institutions culturelles et du public, tout en offrant une visibilité accrue à la scène artistique congolaise.
Après la cérémonie officielle, les activités se sont poursuivies avec l’ouverture des expositions et des visites guidées, permettant aux participants de découvrir les œuvres présentées dans le cadre de cette édition.
La programmation de la journée prévoyait également plusieurs temps forts, notamment une performance de la chorale « Les Troubadours de Lubumbashi », un vernissage consacré aux créations de plusieurs artistes, ainsi qu’une rencontre avec l’artiste Soñ Gweha autour de son œuvre Copper Grounds / Future Fossils.
Une table ronde intitulée « Manger la terre : ce que la restitution ne rend pas » devait également réunir plusieurs intervenants pour approfondir les réflexions autour du thème central de la Biennale. La journée devait se clôturer par une animation musicale assurée par DJ Spilulu.
Prévue du 15 octobre au 15 novembre 2026, la 9ᵉ édition de la Biennale de Lubumbashi rassemble plus d’une trentaine d’artistes autour d’une programmation qui associe expositions, rencontres et échanges intellectuels.
Portée par la curatrice Sorana Munsya, cette édition explore notamment les rapports entre les sociétés humaines et la terre, les conséquences de l’exploitation des ressources naturelles ainsi que les questions liées à la restitution.
Dans une région comme le Haut-Katanga, marquée par l’activité minière, ces thématiques revêtent une importance particulière. Elles invitent à réfléchir aux conséquences environnementales et sociales de l’extractivisme, mais également à la place des communautés dans la gestion des richesses de leurs territoires.
Au-delà de la présentation des œuvres, la Biennale entend ainsi faire de l’art un espace de réflexion critique, de dialogue et de découverte.
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